Retrospectives du FIM et de l’ITM

La dernière semaine du mois de mai et la première semaine du mois de juin ont été marqué par deux grands événements professionnels à Antananarivo.

D’une part, du côté du parc Futura Andranomena, se tenait comme chaque année la Foire Internationale de Madagascar, organisée par l’agence Première Line. Ce qui m’a marqué cette année c’est que les les îles voisines commencent peu à peu à se faire connaître à Madagascar. L’île Maurice par exemple est déjà connue pour son économie et ses entreprises franches. Mais cette année, en plus du tourisme et des opportunités d’emploi, Maurice présentait aussi une école de formation en communication et multimédia qui est Arena. Ce qui est intéressant pour les jeunes malgaches voulant acquérir un autre niveau de compétence que ce que nous avons l’habitude d’avoir mais surtout un échange technologique pour ceux qui sont déjà dans le métier. Les Seychelles et Mayottes ont , eux aussi, participé à l’événement et je reste convaincu que, hormis les rochers qui ornent les belles plages des Seychelles, Madagascar est aussi belle ou mieux encore certains endroits comme le Tsingy, Isalo, les différentes grottes de la Grande île, seont un atout incomparable face à ce que propose l’ensemble des îles voisines.

D’autre part, l’ITM ou International Tourism fair Madagascar s’est tenu à l’hôtel Carlton Anosy. Ce salon a surtout été marqué par la participation des différentes offices du tourisme régional du pays.Ce qui est intéressant puisqu’il a été possible pour tout un chacun de voir les différentes opportunités touristiques de chaque région. Du moins cela est valable pour ceux qui ont visité le salon. Il a aussi été possible de connaître les autres îles telles que l’île de La Réunion, pour ceux qui ne la connaisse pas encore. Ce que j’ai surtout apprécié c’est que j’ai pu avoir des adresses que j’ignorais complètement auparavant. Je ne connais pas beaucoup de tourism fair mais je reproche surtout au participant de se contenter des photos et des affiches et non pas de mettre en avant un avant-goût du paysage. Par exemple, durant ce salon le parc Ranomafana et le centre Valbio (programme de l’Ambassade des Etats-Unis à Madagascar) ont su montrer une sorte de cascade qui rappelle celui qui se trouve au parc Ranomafana. (image ICTE)

L’organisation de ces deux foires durant ces périodes de crises socio-politiques voire économique, est une initiative louable. Le secteur privé est un vecteur incontournable lorsque les politiciens n’ont pas le temps de valoriser les différentes richesses naturelles que l’on peut retrouver à Madagascar. Malheureusement, certaines personnes préfèrent exploiter les pierres précieuses en dehors de tout cadre légal existant et cela menace directement ou indirectement l’écosystème mais aussi le revenu que pourra générer le tourisme à Madagascar.

Heureusement, gestion de l’image oblige, les dirigeants actuels de la Transition ont su montrer leur intérêt et peut-être aussi leur volonté de s’engager encore plus aux missions que se sont fixées ces deux événements d’envergure. Osons espérer qu’une meilleure exécution des textes existants puissent tourner à l’avantage du pays et non à quelques têtes qui ne voient que leur intérêt personnel.

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Tana – Paris -Tana pour 100US$

Air Madagascar l’a fait! Le billet Tana-Paris-Tana pour seulement US$100 hors taxe, un billet qui coûte en général 1000 à 1400 euros en temps normal ou encore en promotion chez Air France à US$500 hors taxe. (image : pub dans L’Express de Madagascar samedi 12 mai 2012)

Les gens doivent se demander où est le piège. Je pense qu’il n’y a pas de piège sauf que pour en bénéficier il faut acheter le billet durant la période proposée et PARTIR un LUNDI!!! Ce n’est pas bien grave lorsqu’on arrive à se débrouiller de l’aéroport vers le lieu d’accueil sans trop embêter la famille qui travaille sûrement le lundi et ne pourra pas venir récupérer le voyageur.

Sauf que certaines personnes se méfient du nouveau Airbus A340. Personnellement, je dois avouer que je n’ai jamais pris l’avion de AirMad pour le vol Tana-Paris-Tana. Par contre, avec leur politique commerciale assez alléchante et relativement imbattable jusque là, j’ai toujours été attiré par le vol de Air France. Et le vol de Air France reliant Antananarivo et Paris se fait toujours dans un Airbus.

Je dois reconnaître que le service à bord de l’Airbus est quand même bien. Au lieu d’écran commun dans certains Boeing ancienne génération, chaque passager bénéficie d’un écran personnel devant chaque siège. Ledit écran sert à regarder soit les derniers films soit des actualités soit des reportages de chaînes étrangères soit des dessins animés pour les enfants. Depuis quelques années, le logiciel interactif des écrans a été amélioré et le nombre de choix de films a encore augmenté. Pour ceux qui préfèrent dormir durant le voyage, ce genre de détails ne les intéressent pas. Mais pour ceux qui trouvent que les quelques dix heures de vols sont quand même longues, cela peut aider à passer le temps.

On a beaucoup discuté sur les charges supplémentaires générées par le quadriréacteur au lieu du bimoteur du Boeing ainsi que les charges supplémentaires générées par les frais du personnel d’Air France qui est encore à la commande des nouveaux avions. Mais le principal couac est les différentes pannes coïncidant avec l’acquisition des deux appareils. Car ce ne sont pas de nouveaux avions mais des « bonnes occasions » comme les malagasy ont souvent l’habitude de le dire dans le milieu de l’automobile ou des machines de seconde ou troisième main. (photo : Az-aviation)

La question qui se pose maintenant est, doit-on avoir peur de voyager dans ces appareils?

Je dirai que OUI et NON. Oui parce que des appareils de seconde main ne sont plus très frais et nécessitent plus d’attention concernant l’entretien et la réparation. Mais aussi parce qu’on ignore les vices cachés ainsi que l’état d’usure de l’avion depuis l’ancien propriétaire (qui reste encore le propriétaire actuel jusqu’à la fin du leasing). Et NON parce qu’il a toujours un risque dans n’importe quel appareil et avec n’importe quelle compagnie.

Finalement, le principal frein pour un malagasy de ne pas bien profiter de cette offre alléchante de la compagnie Air Madagascar est la problématique liée à l’obtention de Visa dans l’espace Schengen qui est souvent comparé à un examen final à l’école.