Madagascar : bon à savoir avant d’entreprendre son voyage (part 1)

Madagascar n’est pas seulement le titre d’une série d’aventures avec un lion, un girafe, un zèbre et un hippopotame. Je pense que vous le savez puisque vous voulez vous informer sur ce blog sur ce qui est bon à savoir avant de venir.

Une parenthèse, pour ceux qui ne savent pas que Madagascar est un pays qui existe, sachez donc maintenant qu’il s’agit d’une des plus grande île de la planète, située à l’est de l’Afrique continentale, dans l’Océan Indien et a autour d’elle différentes autres îles et archipels tels que Maurice et La Réunion à l’Est, Comores et Mayotte au Nord-Ouest et Les Seychelles un peu plus loin au Nord. Je ferme la parenthèse.

Donc l’image des petits pygmées courant à moitié nus dans la savane ou encore celle des singes jouant dans la brousse ne correspondent pas du tout à la réalité de l’île rouge. Du moins, au moment où vous arrivez à l’aéroport et durant votre séjour dans les principales villes du pays. La pauvreté est facilement perçue dès l’arrivée à l’entrée de la ville, si vous atterrissez à Antananarivo, à Tamatave ou à Majunga. Elle peut l’être moins arrivé à Nosy Be. Néanmoins, il a les produits de base dans toute ces villes, allant des traditionnels ppn à des produits pratiques de tout genre.

La majorité des grandes villes possèdent l’électricité, l’eau courante et le réseau téléphonique : filaire et GSM, il y a aussi l’Internet grâce aux différents FAI tels que Moov ou Blueline, ainsi que la connexion 3G des opérateurs mobiles tels que Orange, Telma et Airtel. Certains ONG et ministères possèdent leur propre connexion satellitaire.

Concernant l’électricité, de moins en moins de bâtiments ont du 110V(127V)  comme avant. La majorité utilise maintenant du 220-230V mais gare aux différentes coupures (délestage) régulières. Il y a aussi une variation de tension plus ou moins importante dans certaines villes, même dans la capitale. Il y a une partie de certaines grandes villes qui n’ont pas accès à l’électricité mais ce sont surtout en périphérie. La prise utilisée est pareille à celle qu’on retrouver généralement en France par exemple, mais avec l’arrivée des produits chinois et sud africains, on peut acheter facilement des adaptateurs sur l’avenue de l’indépendance à Antananarivo. (type C, D, E, J, K)

Les villes possèdent l’eau courante, sauf dans certains quartiers dits « pauvres ». L’eau de Jirama est buvable mais avec un réseau de tuyauterie vieillissante il serait plus prudent d’utiliser un filtre ou faire bouillir cette eau. En tout cas, différentes marques d’eau minérale sont en vente dans le commerce, principalement les deux marques locales Eau Vive et Sainto. Des marques internationales peuvent être trouvées à Antananarivo et dans les autres grandes villes comme Majunga, Tamatave ou encore Antsirabe qui ont des grandes surfaces.

A Antananarivo, il existe plusieurs grandes surfaces et différents centres commerciaux. Du côté Nord de la ville, dans l’axe Ankorondrano – Alarobia, il y a deux Shoprite, une enseigne sud africaine, dont l’une se trouve dans l’enceinte de la galerie commerciale Tana Water Front à Ambodivona et le second se trouve près du croisement d’Alarobia; il existe aussi sur cet axe un Leader Price. Il se trouve en face du mosquée. La ville comporte trois magasin Jumbo Score dont la première est toujours sur cet axe Nord de la capitale, le second vers la sortie sud de la ville dans la galerie Smart à Tanjombato et le troisième  vers la sortie Sud-Ouest de la capitale sur la route digue dans l’enceinte de Score digue. Cette enseigne est aussi présente dans la ville de Majunga et de Toamasina (Tamatave). Dans cette dernière ville, il existe aussi un magasin Leader Price.

Sinon il existe encore les marchés traditionnels qui vendent la viande, le poulet, le poisson, les fruits et légumes. Le principal marché se trouve en plein centre ville, au pied de la colline et allant vers l’Avenue de l’Indépendance. Il s’agit du marché de Zoma (vendredi en malgache) ou tout simplement le marché d’Analakely. Malheureusement, les fameux parasols blanc qui a fait la renommée du marché ont disparu et a laissé place à un grand parking pour ceux qui veulent faire leur course ou se rendre dans les différents établissements et bureaux aux alentours. Le mercredi, il y a le marché d’Andravoahangy, je vous déconseille d’y aller ce jour, les autres jours ça va. Le jeudi, il y a le marché de Mahamasina. On y trouve de tout, allant des vêtements de marques à prix abordables sorties des usines franches de la capitale, en passant par les lits et les meubles artisanaux, les friperies et jusqu’aux volailles. Le vendredi c’est celui d’Analakely jusqu’au Pochard, près de la gare ferroviaire de Soarano. Le samedi il faut aller à Isotry ne serait-ce que pour acheter des tissus de bonne qualité à un prix relativement abordable aussi. Mais le samedi aussi, on peut se rendre à Anosibe et à Andravoahangy où les fruits et légumes ne sont pas chers. Mais pour Anosibe, pour des raisons de sécurité, je vous déconseille de vous y rendre.

Concernant la communication, si vous êtes en roaming, le réseau est assez développé et il y a de moins en moins de bug, tout opérateur confondu. Mais il est possible d’acheter une carte SIM et de le recharger en prépayé pour téléphoner facilement. Vous avez oublié votre poste? pas de souci, des téléphones avec la carte SIM sont en vente dans les différents shop Airtel et Telma ainsi que les boutika Orange mais aussi des distributeurs de téléphones tels que Timi Gsm, Elite Gsm ou Mr Mobile pour ne citer que ceux là. Il est possible d’avoir un bon ZTE, Huawei, Nokia, Samsung ou Tecno à partir de Ar23000 soit US$10,00 et ceux sans aucun d’engagement d’abonnement. après pour les smartphones et les téléphones de marques comme HTC, iPhone ou Blackberry ainsi que les Samsung haut de gamme il faut débourser plus, de l’ordre de Ar 600000 à 2millions, soit entre US$250 à 900. Certains modèles seront moins chers qu’en Europe tandis que les modèles en provenance de l’Europe y seront plus chers.

Pour l’Internet, il existe plusieurs cybercafés dans chaque coin de rue avec un débit qui varie suivant l’endroit, allant d’un 56Kbps médiocre jusqu’à un bon débit de 1méga modulaire. C’est suffisant pour consulter et envoyer son mail mais aussi pour partager ses photos sur Facebook. Par contre, avec Picassa et Flickr ce n’est pas toujours aussi facile. Les différents hôtels, restaurant et café de la ville offrent une connexion wifi de bonne qualité mais à condition que vous consommez. Certains établissements facturent la connexion mais c’est assez rare. Comme il s’agit d’un atout pour attirer la clientèle, c’est souvent « gratuit » ou plutôt compris dans l’addition. Finalement, on peut venir paramétrer son mobile auprès de l’un des trois opérateurs Gsm, mais il faut voir avec qui vous êtes en roaming.

Les malagasy parlent officiellement le malagasy. Mais une grande partie est francophone. Une certaine catégorie de personnes parlent l’anglais et il existe plusieurs guides touristiques qui parlent l’italien, l’allemand et l’espagnol. Le mandarin commence petit à petit à se frayer un chemin dans la langue pratiquée à Madagascar. Certains musulmans parlent arabes mais il existe des malagasy-indopakistanais qui parent très bien le français et l’anglais. La classe moyenne et la bourgeoisie parlent français à part la langue maternelle.

Le peuple malgache est de nature courtois et accueillant, sympathique et simple. Mais cela se perd un peu dans les grandes villes. En tout cas, pour voir la nature, les lémuriens (King Julian et compagnie) le Tsingy ou la plage. Il faut venir à Mada. Vous pouvez tout y trouver, ou presque… 😉

(à suivre)