Piton La Fournaise, quand c’est calme, ça va!

Le visa pour un malagasy

Une des chalenges à réussir pour le malagasy moyen qui veut se rendre à l’île de La Réunion, c’est d’obtenir assez facilement son visa. En effet, mieux vaut demander un visa Schengen pour aller en métropole et en Europe que d’en demander pour cette île voisine de Madagascar. Ce n’est certes pas choses facile mais pas impossible, du moins pour les hommes. (Un petit clin d’oeil à l’Ambassade de France d’Antananarivo)

Bref, nous avons pu avoir notre visa et pouvons maintenant partir sereinement. Malheureusement, une fois arrivés à l’aéroport de Gillot, nous avons eu la mauvaise surprise de voir que la date de début se trouve à l’emplacement de la fin de validité du visa accordé et qu’à l’emplacement de la date de début se trouvait sa date de la fin de validité. Donc le douanier insistait pour qu’on reprenne le même avion qui nous emmenait pour le vol retour vers Ivato à Antananarivo. Comme, le problème n’arrivait que pour une seule personne et que pour les autres tout était en règle, avec les mêmes dates aux bons emplacements, un consensus a pu être trouvé et il nous fallait impérativement régulariser le visa à la préfecture de Saint Denis une fois en ville.

Régularisation à la préfecture

La préfecture se trouve du côté du square Labourdonais, un peu plus haut de la statue de l’aviateur Rolland Garros, située près du Barachois. L’accueil a été courtois, tout avait l’air de bien se passer, donc du coup les autres et moi sommes sortis pour redescendre au Barachois, là où on a laissé la voiture faute de parking. L’endroit était sympa et je ne me plaindrai pas des snacks créoles et contemporains qui se trouvent à côté. Je pense après un second rendes-vous à la préfecture, le problème était résolu. Tant mieux, on va maintenant en profiter pour découvrir l’île.
Un des principaux attraits à ne pas manquer, si vous voyagez à la Réunion, est le Piton de la Fournaise qui se situe au sud de l’île, à une centaine de kilomètres de Saint Denis, je crois. Avant de partir, on a fait les courses dans quelques magasins de l’Avenue Maréchal Leclerc, un des principaux axes de la ville. Il nous a fallu emmener des boissons hygiéniques, des sandwiches et d’autres snacks.

Sur la route du Piton

Nous avions pris la route pendant deux heures à peu près avant d’arriver au parvis du cratère de ce volcan qui est toujours en activité maintenant. Mais ça monte, ça monte et ça monte encore. A un certain moment, et c’est assez bluffant, nous avons pu voir les nuages plus bas que là où on était. Je ne saurai me souvenir de cet endroit mais c’est un des moments inoubliables de ce voyage. Par la suite, on m’avait informé que nous nous trouvions à plus de 2000 mètres d’altitude et c’est pour cela qu’on pouvait voir ces nuages ainsi. Ah bon?! hé ben, c’était assez sympa.

L’autre moment qui marque la tête de tout un chacun lorsqu’on se dirige un peu plus près vers le cratère en voiture, c’est la traversée de la plaine des sables. Avant de la traverser, on prend le temps de s’arrêter un moment à un endroit élevé où l’on peut admirer l’étendue de la plaine. Grâce à cette vue, j’ai pu faire le rapprochement entre le terme héraldique « sable » et la couleur de la plaine. En effet, en héraldique, cette sciences qui étudie le blason, la couleur sable correspond au noir connu par le commun des francophone. La plaine est donc constitué d’un mélange de marron foncé et de noir. Ce qui donne l’impression que l’on ne se trouvait plus sur terre mais ailleurs, sur la lune ou sur Mars. (photo Catherine Delattre / Futura-Sciences)

Premier contact

Un autre moment de dépaysement est la fois où, par la suite, une fois arrivée au parking (si on trouve assez rapidement de place) on observe de loin un peu de fumée sortant du cratère. Je me demande au plus profond de moi-même s’il est possible de s’enfuir si jamais ce volcan éclate au moment où nous sommes là. La respiration est devenue difficile et la gorge commence à être sec. On sort l’eau minérale, je mets ma casquette, quoiqu’il n’y avait pas beaucoup de soleil et hop! on se décide à faire les quelques heures de marche.

Après cette visite assez sportive, nous avons décider d’aller à la Maison du volcan. Une partie de la maison du volcan est constituée d’une architecture moderne, assez originale par rapport  aux autres constructions de l’île. Finalement, à part une salle de projection où l’on projetait un film documentaire assez impressionnant sur les activités des volcanologues. En passant, je tire mon chapeau à ces personnes assez folles pour pratiquer ce métier. Sans elles, nous serions sûrement encore en train de faire des sacrifices et jeter des vierges innocentes dans le volcan. Bref, nous avions acheté les souvenirs et sommes repartis pour voir l’église Notre Dame des laves à Sainte Rose. Selon l’histoire, en 1977, une coulée de lave détruisa tout sur son chemin mais une fois arrivée en bas, la lave a épargné l’église. C’est quand même impressionnant de voir ce qui reste de la lave noircie et dure s’arrêtant net devant la porte de l’église et le contournant par la suite… coïncidence, miracle ou loi de la physique? On ne sait pas. Mais il faut le voir.

Epilogue (euh…)

Après un tour de l’île assez fatiguant, le bon plat de cari zourite me rappela la vue des temples hindou que nous avons visités avec ses couleurs et ses différentes sculptures le long des murs. C’est un plat à base de poulpe ou de pieuvre je pense. Ne voulant pas avoir d’autres surprises, j’ai préféré me rabattre sur un cassoulet constitué de haricot jaune et d’un pistolet de poulet. La prochaine fois j’aimerais voir Piton des Neige, s’il y a quelque chose à voir là-bas et Mafate. On m’a dit que le nom Mafate vient du malgache « mahafaty » qui signifie « peut tuer ». En tout cas, faire tout ce voyage et le tour de l’île avec toutes les  choses à découvrir en une seule journée ça peut être « mahafaty »

Pour finir, je vous partage ici les paroles d’une chanson qui a marqué notre voyage. Il s’agit du groupe Aim a nou avec leur chanson « In larm pou ou » : « si zordi mi verse un larm pou ou c’est que ma chérie, moin la aim a ou mais mi perd’ pas l’espoir un zour retrouv a ou« 

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Art Malagasy, Art Réunionnais?

Cela m’étonnera toujours de voir des paniers en rabane de Madagascar avec la mention « fabriqué à l’île de La Réunion« . Cela s’est passé au fin fond de l’Auvergne, dans le Puy-du-dôme (dept 63), plus précisément à Ambert.

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Sous l’Hotel de ville d’Ambert, un bâtiment en forme circulaire, se trouve régulièrement un marché où l’on peut retrouver un marchand de panier et autres produits en rabane. Ce marchand vend donc en grande quantité les fameux paniers qui, visuellement ressemble à s’y méprendre aux gros paniers « bazar » de Madagascar. Mais à prioiri, c’est un produit de La Réunion. Après une petite discussion avec le marchand, j’ai su que le fabricant s’approvisionne à la grande île, effectue une ou deux modifications sur les produits et finalement les envoie en Métropole.

(image : artisanat-madagascar)