Petites astuces pour sortir assez vite de l’Aéroport d’Ivato (après un long vol)

Pour un vol long courrier et donc international, ça prend en moyenne une heure – une heure trente après l’atterrissage pour sortir de l’aéroport. Après une dizaine d’heures ou plus dans l’avion, cela peut être fatiguant d’attendre encore, vue que l’attente de la passerelle peut dès fois être longue.

D’autant plus que ça prend un peu de temps de sortir de l’avion en fonction de votre place. (en première et en business, il n’y pas ce souci)

Les hôtesses et les stewards distribuent régulièrement la fiche de débarquement à quelques heures de l’atterrissage, par contre, ils ne distribuent pas de stylo ou de quoi remplir la fiche. Première chose à faire donc c’est de vous munir d’un simple stylo dans votre bagage à main. Je pense qu’un stylo classique ne figure pas parmi la liste d’objets pointus interdit dans l’avion…

Dès que vous recevrez la fiche de débarquement, remplissez-la tout de suite et mettez-la à votre portée de manière à ce qu’au débarquement vous n’aurez plus à faire la queue et remplir ladite fiche.

A la douane, il existe normalement deux catégories et entre deux à trois file. Les catégories sont classiques : résidents et non résidents. Identifiez dès l’entrée de l’aéroport la file qui vous correspond. Les femmes enceintes et les personnes accompagnées par les bébés peuvent demander de passer avant les autres. Ce n’est pas systématique à Madagascar mais par contre les malgaches sont en général des gens conciliants (sauf cas d’énervement particulier auparavant)

En ce qui concerne la récupération des valises, le bon signe qui ne trompe pas comme partout est que le carrousel se met en marche. L’idéal pour un très court séjour c’est de ne pas envoyer les bagages en soute. Mais bon, dès fois soit on veut avoir les main libre pour circuler librement ou dès fois aussi il n’est pas possible de garder les bagages à causes de certains produits prohibés en cabine.

Je ne sais pas si c’est toujours une coïncidence mais à chaque fois que j’embarque en retard à l’étranger, c’est compensé par une sortie rapide une fois à Tana. Je ne sais pas encore comment les bagagistes chargent les valises dans l’avion mais cela peut jouer. Par contre, dès que j’arrive en avance ou à temps à l’embarquement, il me faut toujours attendre des minutes pour voir sortir tous mes bagages envoyés en soute. Mais si vous arrivez en retard, assurez-vous d’avoir au préalable réservé votre siège et surtout de ne pas rater votre voyage car MAdagascar est si belle et dommage de la rater :-).

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Piton La Fournaise, quand c’est calme, ça va!

Le visa pour un malagasy

Une des chalenges à réussir pour le malagasy moyen qui veut se rendre à l’île de La Réunion, c’est d’obtenir assez facilement son visa. En effet, mieux vaut demander un visa Schengen pour aller en métropole et en Europe que d’en demander pour cette île voisine de Madagascar. Ce n’est certes pas choses facile mais pas impossible, du moins pour les hommes. (Un petit clin d’oeil à l’Ambassade de France d’Antananarivo)

Bref, nous avons pu avoir notre visa et pouvons maintenant partir sereinement. Malheureusement, une fois arrivés à l’aéroport de Gillot, nous avons eu la mauvaise surprise de voir que la date de début se trouve à l’emplacement de la fin de validité du visa accordé et qu’à l’emplacement de la date de début se trouvait sa date de la fin de validité. Donc le douanier insistait pour qu’on reprenne le même avion qui nous emmenait pour le vol retour vers Ivato à Antananarivo. Comme, le problème n’arrivait que pour une seule personne et que pour les autres tout était en règle, avec les mêmes dates aux bons emplacements, un consensus a pu être trouvé et il nous fallait impérativement régulariser le visa à la préfecture de Saint Denis une fois en ville.

Régularisation à la préfecture

La préfecture se trouve du côté du square Labourdonais, un peu plus haut de la statue de l’aviateur Rolland Garros, située près du Barachois. L’accueil a été courtois, tout avait l’air de bien se passer, donc du coup les autres et moi sommes sortis pour redescendre au Barachois, là où on a laissé la voiture faute de parking. L’endroit était sympa et je ne me plaindrai pas des snacks créoles et contemporains qui se trouvent à côté. Je pense après un second rendes-vous à la préfecture, le problème était résolu. Tant mieux, on va maintenant en profiter pour découvrir l’île.
Un des principaux attraits à ne pas manquer, si vous voyagez à la Réunion, est le Piton de la Fournaise qui se situe au sud de l’île, à une centaine de kilomètres de Saint Denis, je crois. Avant de partir, on a fait les courses dans quelques magasins de l’Avenue Maréchal Leclerc, un des principaux axes de la ville. Il nous a fallu emmener des boissons hygiéniques, des sandwiches et d’autres snacks.

Sur la route du Piton

Nous avions pris la route pendant deux heures à peu près avant d’arriver au parvis du cratère de ce volcan qui est toujours en activité maintenant. Mais ça monte, ça monte et ça monte encore. A un certain moment, et c’est assez bluffant, nous avons pu voir les nuages plus bas que là où on était. Je ne saurai me souvenir de cet endroit mais c’est un des moments inoubliables de ce voyage. Par la suite, on m’avait informé que nous nous trouvions à plus de 2000 mètres d’altitude et c’est pour cela qu’on pouvait voir ces nuages ainsi. Ah bon?! hé ben, c’était assez sympa.

L’autre moment qui marque la tête de tout un chacun lorsqu’on se dirige un peu plus près vers le cratère en voiture, c’est la traversée de la plaine des sables. Avant de la traverser, on prend le temps de s’arrêter un moment à un endroit élevé où l’on peut admirer l’étendue de la plaine. Grâce à cette vue, j’ai pu faire le rapprochement entre le terme héraldique « sable » et la couleur de la plaine. En effet, en héraldique, cette sciences qui étudie le blason, la couleur sable correspond au noir connu par le commun des francophone. La plaine est donc constitué d’un mélange de marron foncé et de noir. Ce qui donne l’impression que l’on ne se trouvait plus sur terre mais ailleurs, sur la lune ou sur Mars. (photo Catherine Delattre / Futura-Sciences)

Premier contact

Un autre moment de dépaysement est la fois où, par la suite, une fois arrivée au parking (si on trouve assez rapidement de place) on observe de loin un peu de fumée sortant du cratère. Je me demande au plus profond de moi-même s’il est possible de s’enfuir si jamais ce volcan éclate au moment où nous sommes là. La respiration est devenue difficile et la gorge commence à être sec. On sort l’eau minérale, je mets ma casquette, quoiqu’il n’y avait pas beaucoup de soleil et hop! on se décide à faire les quelques heures de marche.

Après cette visite assez sportive, nous avons décider d’aller à la Maison du volcan. Une partie de la maison du volcan est constituée d’une architecture moderne, assez originale par rapport  aux autres constructions de l’île. Finalement, à part une salle de projection où l’on projetait un film documentaire assez impressionnant sur les activités des volcanologues. En passant, je tire mon chapeau à ces personnes assez folles pour pratiquer ce métier. Sans elles, nous serions sûrement encore en train de faire des sacrifices et jeter des vierges innocentes dans le volcan. Bref, nous avions acheté les souvenirs et sommes repartis pour voir l’église Notre Dame des laves à Sainte Rose. Selon l’histoire, en 1977, une coulée de lave détruisa tout sur son chemin mais une fois arrivée en bas, la lave a épargné l’église. C’est quand même impressionnant de voir ce qui reste de la lave noircie et dure s’arrêtant net devant la porte de l’église et le contournant par la suite… coïncidence, miracle ou loi de la physique? On ne sait pas. Mais il faut le voir.

Epilogue (euh…)

Après un tour de l’île assez fatiguant, le bon plat de cari zourite me rappela la vue des temples hindou que nous avons visités avec ses couleurs et ses différentes sculptures le long des murs. C’est un plat à base de poulpe ou de pieuvre je pense. Ne voulant pas avoir d’autres surprises, j’ai préféré me rabattre sur un cassoulet constitué de haricot jaune et d’un pistolet de poulet. La prochaine fois j’aimerais voir Piton des Neige, s’il y a quelque chose à voir là-bas et Mafate. On m’a dit que le nom Mafate vient du malgache « mahafaty » qui signifie « peut tuer ». En tout cas, faire tout ce voyage et le tour de l’île avec toutes les  choses à découvrir en une seule journée ça peut être « mahafaty »

Pour finir, je vous partage ici les paroles d’une chanson qui a marqué notre voyage. Il s’agit du groupe Aim a nou avec leur chanson « In larm pou ou » : « si zordi mi verse un larm pou ou c’est que ma chérie, moin la aim a ou mais mi perd’ pas l’espoir un zour retrouv a ou« 

Quelques souvenirs d’Altis Park & de Lisbonne

Bom dia!

Lorsque j’évoque la Tage, quelques amis en Europe me parlent de l’ancien cliché des portugaises velues qui immigrent en France. Je pense que ce cliché est révolue maintenant et loin de moi cette image. Par ailleurs, je préfère me souvenir d’un Portugal coloré et chaleureux où l’aventure se termine à une heure du matin, heure où le dernier métro prend les rails.

Altis ParkAltis Park (Golden Tulip) est un hôtel quatre étoiles situé à cinq minutes de l’aéroport de Lisbonne,  en Portugal. C’est le premier hôtel où j’avais habité la première fois où je suis venu dans ce pays. Il s’agit d’un hôtel qui peut accueillir des conférences internationales et des voyages d’affaires.

Il est bien situé car suivant l’étage où l’on a réservé sa chambre, on peut avoir une belle vue sur le Tage, voir quelques terrains de sport et une partie de la ville. J’ai eu l’occasion de visiter plusieurs chambres de ce même hôtel grâce aux amis européens et africains qui ont participé au Sommet auquel j’ai eu l’occasion de représenter mon pays, juste avant celui des chefs d’état européens et africains qui s’est tenu à la même période dans la même ville.

Je ne me souviens pas si c’était chez Altis park ou dans un autre pays mais je pense avoir eu quelques soucis de connexion Internet. Bref, dans tous les cas, au premier étage, près de l’endroit où l’on prend le breakfast, il y a un cybercafé qui peut bien aider pour checker ses mails.

Une « bonne » station de métro se trouve à quelques pas de l’entrée principale de l’hôtel et il faut le dire elle est largement propre que celle qui j’ai vue dans d’autres pays d’Europe, peut-être un peu moins que dans quelques villes d’Asie. En tout cas, moins fréquenté que d’autres stations. Il s’agit de la station Olaias. Un endroit qui servait de point de repère à toutes les activités qui nécessitent un déplacement dans la ville, si on ne cite que Oriente, un terminus où se trouve le centre commercial Vasco de Gama, ou encore Rossio et Baixa-Chiado pour se rendre en plein centre ville.

Le centre de congrès de l’hôtel est bien servi et bien équipé avec un booth de traduction simultanée et un équipement digne d’un établissement qui a l’habitude d’accueillir des séminaires et des conférences internationales. Par contre, je n’ai pas vraiment l’opportunité de pratiquer les différentes activités proposées par Altis park. Ce ne sera qu partie remise je pense…

A partir de l’hôtel, on peut apercevoir, selon l’orientation de la chambre, le Parque das Naçoes, ou encore le pont Vasco de Gama. En parlant de pont, celui du 25 avril, un pont suspendu qui rappelle étrangement un pont d’une grande ville des Etats-Unis. En se rapprochant du Tage de plus près du côté de la Tour de Bélem, on s’aperçoit que le Portugal a laissé beaucoup de trace en Afrique. Le Monument des découvertes (Padrao dos Descobrimentos), d’une forme spécifique et entouré de personnages historiques dont Henri le Navigateur, met en exergue ce fait historique. D’ailleurs, sur le sol, le carrelage raconte visuellement l’histoire et marque les traces des découvreurs portugais.

Autour de ce point, on peut visiter le Mostéiro dos Jeronimos qui possède des galeries bien faites et restaurées en 2007 je crois, ainsi que le Centre Culturel de Bélem. A partir de ce point, on pourra aussi apercevoir en haut d’Almada, sur la rive sud du Tage, la statue du Christ-Roi qui nous rappelle l’image du Christ Redempteur de Rio de Janeiro (vue dans les films ou dans les documentaires, mais un jour peut-être je le verrai en vrai). Finalement, une visite du sommet du monument des découvertes nous a permis d’avoir une idée générale de cette partie de la ville ainsi qu’une partie d’Almada et d’apercevoir quelques jolis bateaux attachés au quai. Les plus paresseux ont préféré prendre l’ascenseur tandis que les impatients et les sportifs ont préféré emprunter l’escalier pour arriver au sommet.

Cette fois, j’ai raté la plage qui se trouve à une vingtaine de minutes de route, les funiculaires, le célèbre centre commercial Colombo, et d’autres encore. D’ailleurs, à part l’hôtel, l’endroit où nous avons le plus fréquenté était le Centro Ismaili de la fondation Aga Khan. On doit penser à son pays avant de penser à soi-même 😉