Conduire à Antananarivo

La circulation à Antananarivo est devenue de plus en plus problématique, et pour les autorités locales, et pour les usagers mais surtout pour les étrangers qui ne sont pas toujours habitués à un tel … capharnaüm.

Si vous conduisez à Tana, vérifiez bien que la voiture dispose d’un bon klaxon. Eh oui, cet instrument vous sera plus que nécessaire et ce malgré la courtoisie et la passivité légendaire des malgaches. Le klaxon vous sera utile :

  1. pour demander aux piétons de rejoindre le ‘inexistant trottoir
  2. pour demander à certains vendeurs à la sauvette de se pousser un peu pour céder le passage
  3. pour demander à un taxi qui roule mais qui a coupé son contact pour économiser son carburant
  4. pour demander au chauffeur des bus et des taxibes de bouger un peu car nombreux sont ceux qui semblent ignorer que l’arrêt du bus ne se trouve pas au milieu de la route ou encore à deux mètres du trottoir de l’arrêt.
  5. pour autre chose aussi…

Donc, si votre véhicule a un mauvais avertisseur ou en est dépourvu, vérifier quand même que votre vitre peut très bien être baissé et levé à souhait. Baisser pour se faire (un peu) entendre par d’autres usagers, lever pour éviter que lorsque vous ayez chaud ou vous vous faîtes entendre d’autres personnes tenteront de vous voler votre téléphone portable ou votre sac à main. Surtout durant les heures de pointe. (Vérifier la aussi donc la clim’)

Mais il faut reconnaître que c’est assez caricaturale comme description et que c’est pratiquement pareil dans les autres grandes villes, riches ou pauvre, du monde. bref,…

A Antananarivo, il existe des feux tricolores, oui oui, il en existe et et bien. Sauf que la dernière version chinoise a juste eu le temps d’amuser la galerie avant de rendre l’âme tandis que ceux qui étaient en centre ville sot devenus des… monuments. Ne les cherchez plus, vous trouveriez des agents de la circulation avec des gestes approximatifs pour régler la circulation.

A Madagascar, le volant doit se trouver à gauche du véhicule. Les véhicules ayant le volant à droite proviennent d’une ruée hong kongaise qui a failli ne pas être maîtrisée par les autorités compétentes. En cas d’accident de la circulation, il serait plus pratique de remplir la fiche de constat amiable direct que les assureurs doivent normalement fournir à ses clients au moment de la souscription de la police d’assurance (n’oubliez pas de cocher la case voiture conduite à droite s’il s’agit de l’autre partie pour avoir plus de chance d’être dédommagée) Et éviter toute attente de constat qui souvent peut durer un certain moment. Il ne faut pas non plus se laisser envahir par la foule ou les badauds qui souvent « houkssent » la victime de e faire dédommager sur le coup. Mais de temps à autres, il faut le faire si c’est pour calmer la situation.

Il existe des ruelles et des quartiers qu’il faut éviter si l’on n’est pas accompagné.

A Antananarivo, il y a en moyenne 10.000 nouvelles immatriculations tous les dix mois à un an. Depuis la crise de 2009, l’exode rurale s’est de plus en plus intensifiée. Donc voitures + campagnards en ville le tout sur l’absence de trottoir adéquat = bordel total (veillez m’excuser du terme)

Il y a très peu d’indication dans la capitale. Les panneaux de signalisation métallique d’antan ont disparu. Je pense que des personnes les ont volés vues le cours actuel du métal et sa rareté sur le marché local. Les marquages au sol existent mais sont éphémères et quelques superpositions créent souvent le doute (cas de l’axe Ankorndrano – Alarobia par exemple). Certaines lignes continues sont régulièrement franchies par les automobilistes sans qu’ils puissent être inquiétés (on va dire qu’à ces points c’est tolérés) tandis qu’à quelques centaines de mètres en amont ou en aval c’est une infraction. C’est le cas par exemple de la ligne continue du côté du lac Anosy le long du mur du Collège Saint Michel contre la ligne continue dans les deux tunnels. Le franchissement de la ligne continue du côté de l’esplanade Analakely vers Ambohijatovo semble aussi être toléré. Combien de fois j’ai lancé un appel code/phare aux voitures qui remontent l’Avenue de l’indépendance et qui se trouve au milieu de la voie que j’emprunte en descendant vers la Gare Soarano. Mais il y a deux points où les agents de police se farcent le carnet de PV dans cet endroit. En effet, il ne faut pas trop s’aventurer à couper cette ligne du côté de l’Hotel Glacier si vous venez d’Ambodifilao le backstreet de l’Avenue de l’indépendance et si vous sortez du parking de l’esplanade pour remonter vers Ambohijatovo. (quoique, les voitures sortant du camp militaire RM1 semblent bénéficier de l’exception)

Concernant les parkings, no comment. Mieux vaut se renseigner sur place.

Bref, le mieux c’est de louer une voiture avec chauffeur ou prendre quelqu’un pour vous conduire dans toute la ville.

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Sur la piste de l’Arche de Noé : Namahanambasy (3ème partie)

  • la venue de Mamafara à Antananarivo

Mamafara a voulu rencontrer Nenilava ou Volahavana Germaine. Elle se trouvait en ce temps-là à Antananarivo. Mamafara a voulu venir à Antananarivo pour avoir la confirmation que la mission qu’elle a reçue provenait réellement de Jésus Christ et non pas de Satan. En arrivant chez Nenilava, Mamafara s’est accroupi et s’est approché de la demeure en rampant.

Pour ceux qui ne le savent pas, Nenilava est l’un des piliers malgache du réveil chrétien. Dès l’âge de 10 ans, elle a déjà voulu rencontrer Dieu et a commencé la mission que Jésus Christ lui confiait à l’âge de 20ans. En trois jours, Jésus l’emmena sept fois dans le Royaume des cieux pour lui apprendre les Saintes Écritures. Elle a aussi dû combattre le Dragon durant trois jour et Jésus restait à ses côtés. Elle emporta la victoire après les trois jours de combat.

  • la rencontre avec Nenilava

Ainsi, Mamafara a pu poser à Nenilava sa question. Cette dernière lui répondit que cela faisait un moment que Jésus voulait qu’on construisit la cathédrale sur le terrain qu’Il a demandé à Mamafara. Mais Mamafara et ses enfants se sont toujours enfuis et n’ont pas accepté de faire ce que le Seigneur leur demanda de faire. Ayant obtenu cette confirmation, elle revient voir ses enfants et leur demanda d’accepter d’accorder à Jésus le terrain et d’accepter aussi de construire le bâtiment.

  • la demande de Jésus

Même si Jésus est le Seigneur des Seigneur et le Roi des Rois. Il n’a jamais forcé la main de Mamafara pour lui accorder le terrain où la cathédrale devra être construite. Au contraire, Il leur a toujours demandé doucement et toujours avec courtoisie. Mamafara accepta mais elle demanda aussi à ses enfants d’accepter vue que le terrain reste toujours une question délicate pour la génération future et encore plus pour les malgaches. Mais les enfants ont aussi accepté.

Sur la piste de l’Arche de Noé : Namahanambasy (2éme partie)

NamahanambasySuite à la première partie de ce post, nous allons vous présenter l’histoire du « Toby » de Namahanambasy.

Namahanambasy est un village situé entre la commune d’Antanifotsy (RN7) et celle d’Ambohitomppoina, en passant par le village d’Ambatomiady. Elle se trouve à environ une trentaine de kilomètre de route secondaire depuis la localité d’Antanifotsy. La route qui y mène est très mauvaise. En saison sèche, on peut facilement s’y rendre en taxi-brousse ou avec une petite voiture assez élevée mais en période de pluie, un véhicule tout terrain est le minimum. Il faut prévoir entre 3 à 5 heures de trajet entre la bifurcation à Ilempona, de la RN7 jusqu’à Namahanambasy. Il y a une plaque qui indique une autre bifurcation à gauche à trois kilomètre de l’arrivée.

Toby Namahanambasy 1

  • L’ordre divin :

La construction du « Toby » de Namahanambasa a débuté il y a 22 ans de cela. « Mamafara »alias Hélène Rasoazanakolona a reçu un ordre précis de Jésus Christ, lors de sa visitation, pour construire un grand bâtiment, sur un emplacement précis. Elle a refusé maintes fois mais finalement consent de le faire. Le terrain où les travaux devraient avoir lieu appartient à la famille de Mamafara et Jésus Christ lui a demandé, ainsi qu’à toute sa famille, leur consentement afin de lui céder cette parcelle pour la construction.

  • La rencontre avec Noé :

Mamafara craignant de ne pas être à la hauteur des taches à faire se voit recevoir l’aide de Noé (authentique). En effet, Jésus Christ lui demanda de se rendre au carrefour entre la bifurcation vers Namahanambasy et la route vers Ambohitompoina et d’y interpeller un homme à bicyclette. Les alentours étant très déserts, c’étqit assez étonnant d’y retrouver une personne précise, mais Mamafara a quand même décidé de s’y rendre. Et effectivement, l’homme à bicyclette passait par là et a accepté de l’aider.

  • Toby Namahanambasy 2Des sacs de tourmaline :

Mamafara n’avait pas les moyens financiers de construire l’église, car c’en est aussi un, et Jésus Christ lui indiqua un lieu où elle devrait  creuser un trou d’un mètre de diamètre et un mètre de profondeur. Elle le fit et y découvrit plusieurs tourmaline qu’il a fallu charger dans ces gros sacs de riz pouvant contenir chacun entre 50 et 200kg de grains de riz. Les sacs furent chargés dans des charrettes. Selon les experts c’étaient des tourmalines d’excellentes qualités.

(à suivre)