Kowloon la fourmilière (1ère partie)

A l’heure où l’Asie est devenue une destination à la mode, autant pour le tourisme que pour les affaires, j’aimerais aujourd’hui parler de Hong Kong, principalement de Kowloon.

Pour ceux qui ne le savent pas, Hong Kong est une région administrative spéciale de la République Populaire de Chine. On parle de Hong Kong comme on parle de Macao, son voisin. HK ne fait pas encore partie intégrante de la Chine continentale même si les britaniques l’ont rendu à la Chine il y a des années de cela. ce qui facilite le voyage à Hong Kong c’est l’absence de demande de visa en amont comme ce qu’il faut faire lorsqu’on doit se rendre en Chine continentale.  Donc, pour les malagasy, il est plus facile de se rendre à Hong kong qu’en France par exemple. (image ISOT 2011)

Kowloon se trouve du côté de la partie rattachée à l’île de Hong Kong. Les endroits les plus connus et les plus fréquentés sont le Victoria bay et le Nathan Road. C’est une ville qui ne dort jamais. Pour le shopping, les magasins s’ouvrent en moyenne à 10 heures du matin et ne ferment que vers 23heures. Mais à partir de 20 heures du soir, c’est une autre activité qui l’anime jusqu’à l’aube.

Si la Thaïlande  est mondialement connue pour ses massages, à chaque coin de rue de Kowloon on peut trouver des masseuses qui font des « foot massage » du massage du pied donc. Après, il y a différentes prestations en fonction du client et du parlor. En cas de doute, ne pas y entrer et ne pas se faire entraîner dedans.

En arrivant là-bas, il ne faut surtout pas rater à 20heures du soir, et ceci tous les soirs, l’animation de la Symphonie de la lumière au Victoria Harbour. Il s’agit de l’illumination des grattes-ciel de Hong Kong suivant une animation musicale diffusée du côté de Kowloon. Mais si on est blasé, il faut revenir le soir du 31 décembre pour voir la décompte du nouvel an et les feux d’artifice ainsi que les jeux de lumières sur les grattes-ciel de Hong Kong le 01 janvier à 00 heure, un spectacle à ne pas manquer avec une animation en plusieurs langues. En attendant cette animation ou juste après, on peut faire un peu de marche et aller voir l’avenue des stars qui est juste à côté. On peut trouver par terre plusieurs noms d’acteurs asiatiques principalement des chinois entourés d’une grande étoile chacun. Il y a aussi la statue de la star du winchun Bruce Lee, des personnages simulant le tournage d’un film et d’un grand clapper.

Assez tôt le matin, deux fois par semaine et au même endroit que celui qui est cité ci-dessus, si fu (maître) William Ng et Madame Pandora initie les touristes aux bases du Taiji Quan ou tai chi chuan avec une démonstration de combat ou plutôt de chorégraphie après l’initiation. (à suivre)

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Retrospectives du FIM et de l’ITM

La dernière semaine du mois de mai et la première semaine du mois de juin ont été marqué par deux grands événements professionnels à Antananarivo.

D’une part, du côté du parc Futura Andranomena, se tenait comme chaque année la Foire Internationale de Madagascar, organisée par l’agence Première Line. Ce qui m’a marqué cette année c’est que les les îles voisines commencent peu à peu à se faire connaître à Madagascar. L’île Maurice par exemple est déjà connue pour son économie et ses entreprises franches. Mais cette année, en plus du tourisme et des opportunités d’emploi, Maurice présentait aussi une école de formation en communication et multimédia qui est Arena. Ce qui est intéressant pour les jeunes malgaches voulant acquérir un autre niveau de compétence que ce que nous avons l’habitude d’avoir mais surtout un échange technologique pour ceux qui sont déjà dans le métier. Les Seychelles et Mayottes ont , eux aussi, participé à l’événement et je reste convaincu que, hormis les rochers qui ornent les belles plages des Seychelles, Madagascar est aussi belle ou mieux encore certains endroits comme le Tsingy, Isalo, les différentes grottes de la Grande île, seont un atout incomparable face à ce que propose l’ensemble des îles voisines.

D’autre part, l’ITM ou International Tourism fair Madagascar s’est tenu à l’hôtel Carlton Anosy. Ce salon a surtout été marqué par la participation des différentes offices du tourisme régional du pays.Ce qui est intéressant puisqu’il a été possible pour tout un chacun de voir les différentes opportunités touristiques de chaque région. Du moins cela est valable pour ceux qui ont visité le salon. Il a aussi été possible de connaître les autres îles telles que l’île de La Réunion, pour ceux qui ne la connaisse pas encore. Ce que j’ai surtout apprécié c’est que j’ai pu avoir des adresses que j’ignorais complètement auparavant. Je ne connais pas beaucoup de tourism fair mais je reproche surtout au participant de se contenter des photos et des affiches et non pas de mettre en avant un avant-goût du paysage. Par exemple, durant ce salon le parc Ranomafana et le centre Valbio (programme de l’Ambassade des Etats-Unis à Madagascar) ont su montrer une sorte de cascade qui rappelle celui qui se trouve au parc Ranomafana. (image ICTE)

L’organisation de ces deux foires durant ces périodes de crises socio-politiques voire économique, est une initiative louable. Le secteur privé est un vecteur incontournable lorsque les politiciens n’ont pas le temps de valoriser les différentes richesses naturelles que l’on peut retrouver à Madagascar. Malheureusement, certaines personnes préfèrent exploiter les pierres précieuses en dehors de tout cadre légal existant et cela menace directement ou indirectement l’écosystème mais aussi le revenu que pourra générer le tourisme à Madagascar.

Heureusement, gestion de l’image oblige, les dirigeants actuels de la Transition ont su montrer leur intérêt et peut-être aussi leur volonté de s’engager encore plus aux missions que se sont fixées ces deux événements d’envergure. Osons espérer qu’une meilleure exécution des textes existants puissent tourner à l’avantage du pays et non à quelques têtes qui ne voient que leur intérêt personnel.

Tourisme moto à Madagascar

Quand la moto s’intéresse à Mada

Il y a plusieurs moyens de visiter Madagascar. Certains louent des cars pour arpenter les différents circuits proposer par les tours operators et les différentes agences de voyage tandis que d’autres partent à l’aventure en taxi-brousse, n’ayant comme outils que la langue française, un sac-à-dos bien rempli, sans bijoux ni autres objets de valeur et quelques Ariary fraichement changés.

Maintenant, on rencontre une nouvelle mode de visite de la grande île. en effet, il est devenu de plus en plus fréquent de rencontrer des touristes à deux roues. Et c’est avec une grande surprise que je lis les lignes et les 23 pages spéciales Madagascar à moto du magazine ROAD TRIP. Il s’agit en fait du premier magazine de tourisme moto que je connais.

Ma passion pour la moto remonte à mes années lycée. En seconde, mes principaux souvenirs étaient quelques chutes bien mémorables qui m’ont fait plus de peur que de mal. Depuis, le permis A décore plus qu’autre chose les papiers de voiture. Bref, après un projet de restauration d’une ancienne voiture, je m’y remettrai sûrement (avec la bénédiction de l’être aimé et des proches en amont)

Tourisme moto à MadagascarBref, le numéro 12 du magazine RoadTrip a donc consacré quelques pages de leur aventure à Madagascar, principalement dans les pistes autour de la route nationale 7 reliant Antananarivo à Tuléar, soit un peu moins de 1000km.

Depuis la sortie du livre de Badanaud « Bonjour Vazaha » mettant en avant de belles photos du paysage malagasy, quelques entreprises organisent des circuits en enduro ou en routière. Cette formule est principalement choisie par des « vazaha » ou étrangers blancsqui préfèrent se rendre vers des sites de dépaysement assuré. Les jeunes malagasy, eux, préfèrent emprunter les routes goudronnés de principales routes nationale pour se rendre à Mahajanga, Antsirabe ou à Toamasina.

Ce carnet de voyage montre des pistes que même les locaux ne connaissent pas du tout. Il existe par exemple des localités dont je n’ai jamais entendu parler auparavant. Cette lecture m’a rappelé qu’il y a quand même eu des gros travaux effectués par rapport à la télécommunication dans l’île et que presque partout maintenant il est possible d’avoir le réseau si quelques années plus tôt, la télécommunication sans fil n’était possible que dans la capitale. Mais il me rappelle aussi des dures réalités comme l’instabilité politique, le manque d’infrastructure et surtout l’absence de médecin et de médicament adapté dans les endroits reculés de la Grande île.

Une remarque anodine mais qui me fait sourire durant ma lecture me montre que finalement ces bornes kilométriques Michelin risquent donc de devenir des « vintage collector » puisque même en France métropolitaine il n’y en a plus. Mon pays est un pays de voitures anciennes, où les propriétaires ignorent souvent la valeur actuelle de leur machine de travail quotidienne. On y trouve encore des Peugeot 404 qui transporte aisément voyageurs et marchandises, où les trois chevaux sont voués à remplacer les chars à boeuf et où les 202 et autre Ariane ou encore des porsche 356 commencent à montrer le bout de leur parechoc dans les endroits chics de la capitale.