L’aéroport, 1ère image du pays, parlons d’Ivato (part 2)

Voilà la suite du précédent post.

Donc après le débarquement et après avoir fait la queue pour passer les douaniers, on se précipite pour aller chercher des chariots. Comme dans certains aéroports, il y en a dont les roues ne fonctionnent plus correctement et malgré l’effort de maintenance qu’il devrait y avoir lieu, il reste quelques uns, comme dans les grandes surfaces où on aura un peu du mal à le pousser avec ou sans bagages.

Là où j’ai déjà connu une mésaventure, c’est qu’étant déjà impatient, les bagages de soute tardent à arriver et en deux fois de suite, au moments où le carrousel de bagage commence à tourner, hop! un délestage! la coupure dure quelques minutes, le temps peut-être qu’un groupe de secours prenne la relève ou tout naturellement l’électricité revient. premier incident. Heureusement, cela n’arrive pas tous les jours… après, on scrute l’arrivée des bagages. Mais je trouve qu’après l’attente passée pour rendre la fiche de débarquement et l’attente dans l’avion, c’est un peu exagéré que devant les carrousels on doit encore attendre des minutes voire des heures.

Lorsqu’on vient récupérer la famille ou des amis à l’aéroport, on a souvent tendance à ajouter une heure ou une heure et demi après l’heure annoncée d’atterrissage avant d’espérer voir les gens trouve et récupérer tous leurs bagages. Jusque là, tout est relativement commun à tous les aéroports et il faut ajouter qu’avec une si petite superficie et malgré le manque de visibilité de certains panneaux d’indication, on ne se perd pas car tout est proche. Pas de longue marche comme dans les différents terminaux de Roissy Charles de Gaulle par exemple ou ou encore de longue recherche d’indication en lettres latines à l’aéroport de Hong Kong. Rien de tout cela, il suffit de regarder devant et ou à son droite et tout est là.

Quelques minutes après avoir attendu les bagages devant le carrousel, on attrape son charriot et on se dirige vers la sortie. Toujours facile à trouver car on l’aura vite repérée en attendant l’arrivée des bagages soute. Là il faut se préparer à montrer encore une fois son passeport et dès fois son billet aux douaniers, mais en plus de cela, il faut se préparer aussi à ouvrir les bagages pour une fouille systématique quasi-minutieuse, et ce devant les yeux curieux de ceux qui viennent récupérer leur proche.

Je me souviens d’un temps ou les cassettes VHS étaient systématiquement confisqué pour voir le contenu. C’était au temps où l’Internet était encore en phase d’étude auprès de l’armée américaine.

Alors, il y a quatre ou cinq file avec une ou deux files spéciales « quelque chose à déclarer » sauf que finalement j’ai rarement vu des résidents ou des malagasy déclarer quoique ce soit. Ce sont souvent les étrangers ou les membres de la diaspora revenu après plusieurs années au pays qui s’y conforment. Bref, déclaré ou pas, votre bagage va être fouillé. Dès fois cela va être le bagage à main et souvent c’est l’un oou les deux bagages soute. Donc en plus des éléments officiellement prohibés, vous ne devez pas avoir des vêtements avec l’étiquette du magasin sauf s’il s’agit d’un ou de deux vêtements qualifiés d’effet personnel, pareil pour les chaussures et pire pour les matériels électroniques ou informatiques. La règle de tolérance est un ou deux laptop par voyageur (bébé non compris héhé). Ben si on a un laptop à usage professionnel, un laptop à usage personnel, une tablette, trois ou quatre téléphones portables avec des cartes SIM fonctionnelles et un playstation qu’on va offrir au fils de notre hôte alors?… C’est grillé!

C’était la phase la plus pénible au débarquement d’Ivato. Je me demande même pourquoi il y a encore ce passage depuis toutes ces années alors qu’on est souvent surpris lorsqu’on atterrit quelque part et on sort tout de suite sans être fouillé. (sauf des cas en France où l’on recherche des produits de contrefaçon et de la contrebande mais encore ce n’est pas aussi systématique qu’à Ivato. Bref, après que les vêtements et autres « effets personnels » ont été mis sens dessus dessous devant le regard curieux et souvent ébahi et devant une curiosité malsaine de certains douaniers (heureusement ce n’est pas tous les douaniers) on essaie de remettre les choses en place pour mieux refermer la fermeture de la valise ou du grand sac.

Dernière étape, franchir la porte, trouver un taxi agrée ou ses récupérateurs, traverser le parking sans contre-fouille ou contre-vérification et l’aventure est terminée.

Alors en allant franchir la porte pour sortir, il faut se préparer à montrer son passeport, eh oui, encore une fois et espérons la dernière fois pour ce débarquement. Je ne sais pas trop ce que le policier ou le douanier vérifie cette fois mais souvent c’est plus une formalité qu’autre chose.

Moralité :il faut s’armer de patience et débarquer honnêtement. Par ailleurs, il faudra aussi qu’en tant que première image du pays, tous les services concernés par le débarquement puissent offrir la meilleure image et la meilleure prestation qui soit pour au moins être dans les normes. Car ce sera une perte pour le pays si des touristes potentiels ou des investisseurs ne reviennent plus et se détournent du pays pour quelques incidents qui auraient pu être évités à leur arrivée.

Heureusement, contrairement à l’URSS dans le temps, au temps où Tana-Paris faisait escale à Moscou, les bagages sont généralement en sécurité à Madagascar. ouf! l’honneur est sauf…

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